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Autobus des Cantons en lock-out

«Ils vont perdre des sous, mais pas leur honneur» - Denis Beaudin

«Ils vont perdre des sous, mais pas leur honneur» - Denis Beaudin
Les syndiqués des Autobus des Cantons sont officiellement en lock-out. / Tirée de Facebook

Les syndiqués du transporteur scolaire Autobus des Cantons sont officiellement en lock-out. L'employeur SOGESCO a donc mis sa menace à exécution.

Cette décision de la partie patronale empêche les chauffeurs d'avoir accès aux prestations de l'Assurance-emploi durant l'été.

La dernière offre de l'employeur a été rejetée presque à l’unanimité jeudi soir par les travailleuses et travailleurs malgré la menace de l’employeur, indique Denis Beaudin, président de la CSN Estrie.

Il explique que même s'il y a une entente cet été, les travailleurs n'auront pas droit aux prestations de chômage.

Rejeté à 98%

Ils ont rejeté à 98 %, par scrutin secret, les dernières offres de Sogesco. 

Le syndicat avait reçu la menace d’un lock-out le 18 juin dernier.

«Au-delà de l'offre qui était inacceptable, il y a la réaction odieuse de l'employeur de mettre en lock-out juste pour les pénaliser à la dernière journée», déplore M. Beaudin.

«Ils vont sûrement perdre des sous, mais ils ne perdront pas leur honneur.»

Le syndicat regroupe une soixantaine de travailleurs.

Tirée de Facebook

Source: Tirée de Facebook

Ils étaient réunis vendredi matin devant les installations de la compagnie, devant une clôture fermée.

«Ils sont tous ici ce matin. Ils sont vraiment en colère et mobilisés», insiste M. Beaudin avec une pointe d’émotion.

«Quand l'employeur se sert d'une loi sociale comme l'assurance-emploi pour gagner un conflit sur la loi du travail, il faut être vraiment odieux et sans honneur. Là, ce qui va se passer parce qu'il faut savoir qu'avec sa stratégie honteuse, c'est-à-dire qu'à la dernière journée, même si on entendait cet été, les travailleurs ne pourraient pas avoir de l'assurance-emploi parce que selon la loi, il faut que les activités reprennent et c'est impossible que ça soit repris avant cet automne.»

«Les larmes aux yeux»

La réunion tenue jeudi soir a été hautement déchirante, ajoute M. Beaudin, invité sur les ondes du 107,7 Estrie. «Un chauffeur m'a dit : ‘‘ Je savais que notre employeur ne nous aimait pas, mais je ne pensais pas qu'il nous haïssait à ce point-là‘‘», témoigne-t-il.

«J'en avais les larmes aux yeux.»

Écoutez l’entrevue accordée à Jean-Sébastien Hammal.

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