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Législatives françaises

Un barrage contre l'extrême droite se forme en France

Un barrage contre l'extrême droite se forme en France
Marc Toussaint / Cogeco Média

Les élections législatives en France ont vu le Rassemblement national (RN) prendre de l'avance sur les autres partis en lice dimanche dernier.

Mais le résultat de dimanche n’importe plus, car on doit reprendre le processus électoral en vue du deuxième tour, explique Georges Mercier, doctorant en sciences politiques à Sciences-Po Paris et à l'Université de Montréal.

Le système politique français est semi-présidentiel et que pour gagner au premier tour, un candidat doit obtenir plus de 50%. 

«C'est vraiment une nouvelle élection finalement; une micro élection très rapide qui va durer quatre jours. Parce qu'à partir de vendredi déjà, les partis n'auront plus le droit de faire de publicité, n'ont plus le droit de parler de leurs programmes en public», explique-t-il, invité lors de l’émission Midi Actualité mardi.

«En France, pour remporter au premier tour, il faut faire plus de 50 %. C'est très rare que ça arrive. Ensuite, on a un second tour qui va se produire dimanche prochain. C'est comme chez nous, c'est la personne qui a le plus haut score qui devient député de la circonscription.»

Taux de participation

Le taux de participation au premier tour de dimanche était d'environ 67%, le plus élevé depuis 1997. À faire rougir le Canada, fait remarquer Georges Mercier.

«En général, c'est un tout petit peu moins élevé au second qu’au premier tour, mais même si c'était 62 ou 63 %, ce serait quand même une participation forte qui serait une victoire pour la démocratie, au moins à ce niveau-là», dit-il.

Depuis dimanche, les partis de gauche s'allient contre le RN, poursuit M. Mercier.

«La France est très divisée. Donc dans la région de Paris, c'est souvent la gauche qui l'emporte, mais dans des régions comme plus, plus rurales, ou dans les Alpes-Maritimes par exemple, le RN a une chance de l'emporter», analyse-t-il.

«Est-ce que l'électeur de gauche, par exemple, va aller voter pour un candidat de Macron au centre ou il va s'abstenir? Et s'il s'abstient, est-ce que ça va permettre au Rassemblement national de se faufiler à travers l'abstention?»

Écoutez l’entrevue accordée à Marc Toussaint.

À écoutez aussi:

«Le jeu des désistements et des alliances pour éviter l'élection de la droite»

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