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Nombreuses fugues en centre jeunesse

Une réflexion à avoir

Une réflexion à avoir
Véhicule du SPS / Cogeco Média

Pas moins de 256 interventions pour des fugues du Centre jeunesse de l'Estrie ont été menées par les agents du Service de police de Sherbrooke (SPS) en moins de six mois cette année, rapportait La Tribune mardi matin. Un chiffre important qui appelle à réfléchir.

De 2020 à 2022, on a dénombré 223 interventions de cette nature. En 2023, ce nombre a bondi à 246 pour une période trois fois plus courte.

Puis, cette année, les 256 interventions ont eu lieu entre le 1er janvier et le 10 juin inclusivement, démontrant une augmentation significative du problème.

« On a à se questionner : est ce que c'est un endroit adéquat pour être une unité d'hébergement pour les jeunes en difficulté? Est ce que le bâtiment est adéquat? Est ce qu'il y a un environnement pour qu'ils puissent dépenser leur énergie? Mais on sait aussi que ce bâtiment-là se retrouve dans un quartier chaud de Sherbrooke, n'est ce pas? Il peut y avoir des tentations pour les jeunes. »

- Isabelle Mantha, représentante nationale à l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS)

Pour les policiers autant que pour les éducateurs et éducatrices, les fugues représentent sans surprise beaucoup de travail.

D'autant plus que ce n'est « quand même pas d'hier qu'on a des enjeux d'attraction et de rétention de personnel au sein de nos unités d'hébergement en Estrie », soulève Isabelle Mantha. 

« Présentement, on a 37 % des postes qui sont vacants. Donc ce que ça implique, c'est qu'il y a du mouvement du personnel, de la mobilité entre les unités d'hébergement. »

Pour pallier à ce manque, de la main d'oeuvre indépendante vient parfois donner un coup de main, mais ça ne suffit pas pour étouffer la problématique à la racine.

« Ce sont des personnes qui viennent genre arrêter l'hémorragie une journée, un quart de travail. Selon moi, ça amène des enjeux d'instabilité et ça doit être difficile pour les jeunes de voir du mouvement de personnel comme ça, des gens qui devraient être en permanence là pour eux. C'est sûr que ça crée des enjeux. »

Plus loin qu'en Estrie, ce phénomène s'observe également à la grandeur de la pronvice. Les régions de la Côte-Nord, de l'Abitibi, de Montréal et de Laval sont elles aussi affectées.

Écoutez l'entrevue accordée à Steve Roy et Valérie St-Jean.

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