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«Grève surprise» au Quality et au Delta

Le congédiement d’un officier syndical met le feu aux poudres

Le congédiement d’un officier syndical met le feu aux poudres
Une manifestation de la CSN a eu lieu vendredi à Sherbrooke, / Tirée de Facebook

Le congédiement d’un employé du Quality Hotel & Suites a mis le feu aux poudres dans le conflit de travail du secteur hôtelier à Sherbrooke.

Vendredi midi, à l'occasion d’une deuxième «journée de grève nationale surprise», une manifestation a eu lieu devant l’établissement pour dénoncer l’attitude de l'employeur. 

Les travailleurs syndiqués du Quality Hotel & Suites et du Delta Sherbrooke suivaient un mouvement de grève perturbant aussi des activités hôtelières à Montréal et à Québec vendredi matin.

Congédiement fallacieux

Selon Steve Mckay, secrétaire général à la CSN Estrie, les grévistes du Delta sont venus porter main forte à leurs collègues du Quality Hotel & Suites pour dénoncer le congédiement fallacieux d’un officier syndical qui venait d'être élu au comité de mobilisation. 

«On peut voir le type de conflit auquel on fait face. Des employeurs qui sont extrêmement durs, qui n'ont pas peur de recourir à des tactiques d'intimidation», lance-t-il, invité à commenter sur les ondes du 107,7 Estrie. 

«C'est pour ça qu'on est devant le Quality Inn en grand nombre, pour se faire entendre et dire qu'on va supporter notre collègue.»

Une deuxième fois en un mois

Pour la deuxième fois en un mois, 2600 travailleurs hôteliers de Montréal, Québec et Sherbrooke ont débrayé. Les perturbations surprises affectent la dernière longue fin de semaine de l’été. 

Cette semaine seulement, trois hôtels montréalais ont été mis en lockout, soit l’Hôtel Bonaventure, l’Hôtel Marriott Château Champlain et le Double Tree by Hilton Montréal, dit Steve McKay. 

La grève pourrait s'étendre selon les décisions locales, et la stratégie de négociation coordonnée est considérée avantageuse face à des employeurs qui refusent de négocier de bonne foi, ajoute-t-il.

«C'est clair que la pression va augmenter et il faut que les choses avancent, après 46 rencontres et pas d'offres salariales», poursuit M. Mckay. 

«Les employés ont souffert de l'inflation, comme tout le monde. Ils ont droit à une reconnaissance. Donc, on peut s'attendre à ce que d'autres actions bientôt.»

Écoutez l’entrevue accordée à Steve Roy et Valérie St-Jean.

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