Malgré une inflation marquée et une hausse des coûts pouvant atteindre 34%, l’entreprise Headster Kids, fondée à Granby, continue de croître à un rythme impressionnant.
Sa fondatrice et présidente, Karina Laflamme, a su préserver la qualité et l’accessibilité de ses produits pour enfants tout en affrontant les défis économiques des dernières années.
Fondée il y a une dizaine d’années, alors que Karina était enceinte de son fils, Headster Kids s’est rapidement démarquée dans le monde des accessoires pour enfants. «Je voulais créer une marque positive, originale, qui sortirait du lot. À l’époque, il y avait peu d’offres dans ce créneau», explique-t-elle.
Heatser Kinds a dû toutefois s'adapter à un environnement économique post-Covid difficile, en restant créative et en ajustant ses dépenses, dit-elle.
On porte une attention aux coûts du transport et des matériaux, pour continuer à offrir des produits accessibles et de qualité.
«C'est quand même un enjeu depuis les deux dernières années. Depuis l'après-Covid, c'est un quotidien complètement différent. Il faut s'adapter de jour en jour. On a plus de la difficulté à prévoir les pas d'avance. C'est vraiment de rester super créatif, de toujours se réinventer, de continuer à toujours offrir des produits de qualité pour être capable de conserver notre clientèle à long terme et de pouvoir fidéliser nos consommateurs. Mais c'est complètement différent depuis les deux ou trois dernières années.»
Bien que les produits soient conçus en Estrie, leur fabrication se fait à l’étranger, une réalité de plus en plus difficile à gérer avec les fluctuations du dollar canadien, les tensions commerciales et les hausses des prix du fret. «On essaie de bien planifier nos achats en fonction des taux de change, mais c’est un casse-tête constant », reconnaît Karina Laflamme.
L’importance d’acheter local
Ce qui distingue Headster Kids, ce n’est pas seulement son design, mais l’univers qu’elle crée pour les enfants. «Chaque produit est pensé pour représenter un enfant typique: passionné par la nature, par l’espace… On veut que les enfants s’identifient à nos produits et soient fiers de les porter», explique-t-elle avec enthousiasme.
Pour Mme Laflamme, l’achat local est essentiel. «C’est ce qui permet aux entreprises comme la nôtre de survivre. Quand une commande entre, c’est bien plus qu’un achat, c’est un geste de reconnaissance.»
Elle comprend toutefois que les familles doivent composer avec des budgets serrés. «C’est pourquoi on travaille fort pour offrir des produits accessibles, sans faire de compromis sur la qualité.»