Le verdict concernant les cinq hockeyeurs innocentés d'accusations de viol collectif était très clair. La juge considère que le témoignage de la plaignante était non crédible.
Invité à commenter, Simon Roy, professeur à l'Université de Sherbrooke, a noté que les preuves vidéo et textuelles étaient secondaires une fois la crédibilité de la plaignante remise en question.
«Un verdict très clair. La formule usuelle, c'est la juge qui dit : “Bon, j'ai écouté la plaignante, je crois son témoignage, mais je demeure avec un doute raisonnable à la fin”. Souvent, on va dire ça. Ici, la juge a simplement dit : “Bien, écoutez, moi, j'entends le témoignage de la plaignante, mais celle-ci n'est pas crédible”.»
Michael McLeod, Carter Hart, Alex Formenton, Cal Foote et Dillon Dubé, ex-joueurs d'Équipe Canada junior, étaient accusés d'avoir agressé une femme, qui avait 20 ans à l'époque, après une soirée arrosée.
Jeudi, la juge Maria Carroccia a indiqué que la preuve fournie par la plaignante n’était pas crédible. Le jugement était très attendu à London en Ontario.
Sur les ondes du 107,7 Estrie, M. Roy a également abordé la différence entre les procédures criminelles et civiles concernant le témoignage et le consentement.