Dans son dossier, le journaliste Jean-François Desaulniers a discuté de l'augmentation de l'utilisation de la naloxone à Montréal en Estrie.
Le phénomène est lié à des cas de surdose, souvent d’opioïdes comme le fentanyl, nécessitant une intervention rapide des ambulanciers paramédicaux et parfois des policiers. Et les premiers répondants jouent un rôle crucial: la naloxone a environ une durée d'une trentaine de minutes pour inverser l'effet de la drogue.
Nicolas Taschereau, directeur des services paramédicaux à la Coopérative des travailleurs ambulanciers de l'Estrie, explique que des patients intoxiqués refusent parfois la naloxone. Lorsque l’administration de la naloxone s’avère nécessaire, l’état de conscience du patient est généralement si altéré qu’il ne peut consentir ni refuser les soins. Ce n’est qu’après l’administration du médicament et que le patient reprend conscience, qu'une décision éclairée doit être prise rapidement.
Le chercheur de l'Université de MontréalJean-Sébastien Fallu a critiqué le manque d'action gouvernementale, malgré la connaissance des solutions pour gérer les surdoses, appelant à une augmentation des services et de l'accès à la naloxone. Il y cite entre autres les recommandations de la coroner Julie-Kim Godin sur les surdoses mortelles.