Selon le président de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ), Luc Mathieu, plusieurs infirmières éprouvent des difficultés à bien évaluer l’état de leurs patients.
Il se dit d’autant plus préoccupé que ce problème a récemment été soulevé dans des rapports de coroners.
Ses déclarations font vivement réagir le syndicat des infirmières, qui déplore une remise en question de la compétence de ses membres.
Invitée à réagir, Sylvie Tanguay, infirmière au CIUSSS de l’Estrie, a critiqué les déclarations de M. Mathieu.
Elle dénonce la perception voulant que les infirmières manquent de réflexe d'évaluation, attribuant les défis à un manque de ressources et à des conditions de travail inadéquates.
«En fait, ce qui règlerait le problème, c'est que le gouvernement écoute et qu'on ait des conditions de travail adéquates. Je suis revenu de vacances après deux semaines. Je me sens coupable d'aller en vacances parce que je sais que les gens vont travailler plus fort ou vont être imposés.»
Mme Tanguay souligne également la différence entre la formation théorique et la pratique réelle, et exprime des préoccupations sur les changements dans les examens de l'Ordre et la préparation des nouvelles infirmières.
Écoutez l’entrevue accordée à l’animateur Steve Roy.
Source: Archives
Sylvie Tanguay