L’interdiction du port de signes religieux dans les CPE et garderies subventionnées est accueillie de façon mitigée dans le milieu de la petite enfance.
Appelée à réagir au rapport du comité Pelchat-Rousseau, Cynthia Pothier, présidente du Syndicat des travailleuses des CPE en Estrie, souligne les enjeux actuels de pénurie de main-d’œuvre et la diversité culturelle croissante.
Elle insiste sur l’importance de la neutralité et de la liberté d’expression, ainsi que sur le rôle des éducatrices face aux questions religieuses des enfants.
«Si tu portes le voile, si tu portes un signe religieux, est-ce que tu vas en parler aux enfants? Parce qu'il y a des gens qui portent des tattoos. Ce n'est pas un signe religieux, mais ça peut être quand même quelque chose qu'on promouvoit. Le tattoo, est-ce qu'on le promouvoit quand on le porte en CPE?»
Le rapport déposé mardi au gouvernement du Québec propose 50 recommandations sur la laïcité, rappelons-le.