La série d’agressions aléatoires sur la rue Wellington Sud à Sherbrooke survenue au début août est symptomatique d’un laisser-aller en matière de la loi et de l’ordre.
Pierre-Hugues Boisvenu, ancien sénateur et défenseur des victimes, souhaite qu’on laisse les forces policières prendre plus de place pour assurer la sécurité dans les lieux urbains.
Il souligne l’augmentation de 34 % des crimes commis par des jeunes depuis 2019, la réduction des peines, le manque de présence policière au centre-ville.
«On assiste en même temps à une réduction des sentences qu'on donne à ces jeunes-là, surtout avec l'introduction des sentences à domicile. Donc, pour moi, c'est une espèce de bombe à retardement parce qu'on envoie à ces jeunes-là un message comme quoi le système de justice va les traiter avec une certaine désinvolture. Donc ça devient des gestes banals à leur niveau.»
M. Boisvenu critique l’approche communautaire privilégiée à Montréal et ailleurs, plaidant pour un resserrement du Code criminel et une présence policière accrue pour assurer la sécurité urbaine.
La SPS a procédé à cinq arrestations de suspects, dont un mineur de 17 ans, en lien avec des agressions visant des passants à la sortie des bars du centre-ville de Sherbrooke.
Écoutez l’entrevue accordée aux animateurs Steve Roy et Valérie St-Jean.
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