Ce matin sur les ondes du 107,7, le chroniqueur politique Philippe Léger est revenu sur le très attendu remaniement ministériel à Québec. Alors que l’annonce officielle du premier ministre François Legault est prévue mercredi, les rumeurs continuent de fuser, parfois de façon désordonnée.
«Depuis l’annonce du 27 juin, il y a une surdose de spéculation», résume M. Léger. Deux noms ressortent toutefois du lot: Suzanne Roy et André Lamontagne, qui quitteront volontairement leur poste en vue des élections de 2026. «Une manière élégante de faire de la place sans provoquer de remous», note-t-il, soulignant leur geste comme un service loyal rendu à la CAQ.
Mais dans un contexte de rumeurs non fondées, la prudence est de mise. «Les gens qui parlent le plus sont souvent ceux qui ne savent rien», rappelle l,animateur Jean-Sébastien Hammal. Une observation partagée par Philippe Léger, qui illustre l’incertitude ambiante avec humour: «Bernard Drainville a été pressenti pour à peu près tous les ministères dans les derniers mois».
Deux objectifs pour Legault
Au-delà des spéculations, Philippe Léger identifie deux objectifs clairs pour le premier ministre, redresser l’image publique de son gouvernement et maintenir l’unité interne du caucus. «Il veut montrer aux Québécois qu’il y a un changement de cap», explique Philippe Léger. En parallèle, il doit éviter tout vent de fronde à l’interne.
C’est dans ce contexte que s’est produite la sortie fracassante de l’ex-ministre Pierre Dufour, qui a claqué la porte, dénonçant l’absence de ministre issu de l’Abitibi. Une déclaration qui n’a pas tardé à faire réagir. «Avant midi, le téléphone a sonné: c’était fini pour lui!». Un signal clair de François Legault, les menaces publiques ne seront pas tolérées.
La loyauté, valeur refuge
Selon M. Léger, les prochaines nominations viseront à consolider les appuis autour du premier ministre. «Il va choisir des visages fidèles, des gens qui l’ont soutenu depuis 2018 ou 2022. Des personnes en qui il peut avoir confiance», dit-il. Une stratégie qui vise à éviter les démissions surprises ou les ambitions mal placées, alors que des figures comme Geneviève Guilbault seraient perçues comme des potentiels successeurs.
Pendant ce temps, en France…
Sur une note internationale, Philippe Léger a également abordé la crise politique majeure qui secoue la France. Le gouvernement dirigé par François Bayrou s’apprête à être renversé, incapable d’obtenir la confiance du Parlement.