Les constructeurs automobiles souhaitent que le premier ministre Mark Carney aille plus loin avec l’abolition des quotas sur les véhicules électriques d’ici dix ans.
Le gouvernement fédéral a récemment reporté l’obligation de vente de véhicules électriques, face au ralentissement du marché et aux pressions de l’Association canadienne des constructeurs de véhicules, qui réclame l’abolition des quotas prévus pour 2025.
Christian Thibeault, directeur de Thibault GM à Sherbrooke, souligne que les pénalités financières prévues dès 2026 (20 % de ventes électriques) risquent d’augmenter les coûts pour les consommateurs.
Les réalités régionales, l’infrastructure de recharge et l’évolution des préférences influencent la transition, rendent le plan fédéral trop ambitieux, affirme M. Thibault.
«De tous les clients à qui on a vendu dans les dernières années, je ne pense pas qu'il y en a beaucoup qui voudraient retourner à un véhicule à essence. Donc ça fonctionne. Faut juste laisser le temps de faire les choses puis de le faire correctement, sans imposer des frais puis des pénalités que les gens vont payer en bout de ligne.»