La critique du gouvernement fédéral et la défense d’intérêts provinciaux spécifiques font partie des points en commun entre le Québec et l’Alberta.
C’est dans cet esprit que Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois, visite l’Alberta.
L'indépendantiste souhaite tisser des liens avec les Albertains.
Invité à commenter, Frédéric Boily, professeur à l’Université de l’Alberta, analyse les parallèles entre le mouvement souverainiste québécois et l’indépendantisme albertain, évoquant des dimensions économiques (pétrole, péréquation) et émotionnelles dans les revendications des deux provinces.
Il se dit surpris de la visite du chef péquiste en Alberta.
«On avait déjà vu venir des chefs des partis de droite, que ce soit Maxime Bernier, Éric Duhaime, qui était venu lui aussi en Alberta. Donc généralement, c'est plutôt du côté droit que ça se fait. Il faut dire que dans le passé, je me souviens cependant d'une visite de Gilles Duceppe lorsqu'il était chef du Bloc québécois. Mais comme c'était sur la scène fédérale, M. Duceppe avait décidé de faire une tournée dans l'Ouest pour faire valoir les intérêts québécois et défendre le projet souverainiste. Mais de la part du chef Paul St-Pierre Plamondon. Ça, c'est un peu plus surprenant.»
La visite survient alors que la première ministre albertaine Danielle Smith montre une ouverture envers les projets d’infrastructure proposés par Mark Carney, fait remarquer M. Boily.
Écoutez l’entrevue accordée à l’animateur Jean-Sébastien Hammal.