Le plus récent sondage sur les intentions de vote au Québec révèle un constat implacable : malgré un récent remaniement ministériel, François Legault et la CAQ ne parviennent plus à rallier les Québécois.
Les principales idées du parti, à savoir la sécurité, l'économie, la laïcité et la réduction de la bureaucratie, restent populaires, mais la confiance dans le Premier ministre s'amenuise.
«Ce n’est pas un problème de positionnement, mais de cohérenc », analyse Philippe Léger.
Selon lui, Legault souffre d’un décalage entre ses promesses et ses actions. L’exemple de la bureaucratie est éloquent : après avoir dénoncé son poids, il l’a pourtant alimentée par de nouvelles structures depuis 2018.
Même constat sur l’environnement. La nomination de Bernard Drainville comme ministre a été mal perçue. Sa déclaration controversée «lâchez-moi avec les GES» a symbolisé un désintérêt de la CAQ pour la transition énergétique, pourtant jadis centrale à son discours.
Pendant ce temps, le Parti québécois grimpe à 38% dans les intentions de vote. Son chef, Paul St-Pierre Plamondon, séduit par sa constance et ses convictions. Mais ce succès pourrait devenir un handicap : son engagement clair pour l’indépendance pourrait effrayer certains électeurs à l’approche du scrutin.
Dre Mélissa Généreux
À Sherbrooke, le PQ est en tête dans un comté historiquement peu favorable. La candidature d’une personnalité forte, comme la Dre Mélissa Généreux, pourrait faire pencher la balance.
En revanche, la chute de Québec solidaire, désormais à 7%, illustre un recul plus large de la gauche, à l’image de ce qui se passe ailleurs en Occident.