Propriétaire de plusieurs logements depuis plusieurs années, Sylvie Beaudet affirme observer, depuis quelque temps, une détérioration inquiétante du lien avec la Curatelle publique, l’organisme chargé de gérer les affaires de certaines personnes jugées inaptes ou vulnérables.
Selon elle, ce relâchement a des conséquences concrètes — autant sur les locataires concernés que sur les propriétaires qui leur offrent un toit.
«Il y a de ces propriétaires qui veulent bien faire, donner une chance. Des locataires sans qui, peut-être, ils n’auraient pas eu accès à un logement», lance Mme Beaudet, en entrevue à l’antenne du 107,7.
Mais pour que ces gestes d’ouverture puissent fonctionner, un suivi minimal et un contact constant avec la Curatelle sont essentiels, estime-t-elle. Or, ce lien semble s’effriter. «Avant, la communication était là. Il y avait des évaluations régulières, des visites. Maintenant, c’est presque impossible de parler à quelqu’un.»
Un cas devenu critique à Weedon
L’un des cas les plus préoccupants, selon Mme Beaudet, se déroule dans un logement situé à Weedon, où vit un locataire sous curatelle depuis 2017. Le suivi était adéquat jusqu’en 2021, mais depuis, la situation a dégénéré.
Elle affirme avoir documenté les dommages et averti à plusieurs reprises la Curatelle et les services sociaux, sans obtenir de mesures concrètes.
«On me dit que ce n’est pas suffisant pour ordonner un hébergement d’urgence. Je me demande ce que ça prend», dit-elle.