Une enquête publique sur trois décès survenus sur des chantiers de construction met de côté deux décès de signaleurs.
Jean-François Dionne, ancien président de l’Association des travailleurs en signalisation routière du Québec, déplore cette situation.
Il demande une enquête publique à ce sujet depuis des années.
On a assisté à de nombreux décès de signaleurs et de signaleuses au cours des dernières années, déplore M. Dionne, en entrevue sur les ondes du 107,7 Estrie.
M. Dionne dénonce l’inaction du gouvernement du Québec, de la FTQ et de la CNESST face aux décès de signaleurs routiers, citant sept morts depuis plusieurs années.
Il réclame une enquête publique du coroner, critiquant le manque de sanctions (loi du corridor de sécurité, amendes minimales) et souligne la négligence des ingénieurs, du ministère des Transports et des municipalités.
«Il faut que ça soit un ministre qui perd un enfant ou un député qui perd un enfant pour que la lumière soit faite?»
Jean-François Dionne rappelle l’importance de la sécurité sur les chantiers routiers en Estrie et ailleurs.