Les conditions du marché immobilier au Canada pourraient être plus favorables aux premiers acheteurs, avec des taux d'intérêt en baisse, des prix qui s'adoucissent et des niveaux d'inventaire plus élevés.
C'est ce que révèle le Sondage 2025 de Royal LePage auprès des premiers acheteurs de propriété au Canada.
Cependant, en raison de l'incertitude économique persistante, de nombreux premiers acheteurs restent hésitants – la majorité d'entre eux choisissant de reporter leurs projets d'achat d'au moins une année supplémentaire.
Au Québec, la situation est nuancée : si les premiers acheteurs sont actifs, ils font face à un marché tendu où le manque d'inventaire et la hausse des prix demeurent des défis majeurs.
On estime que 12 % des Québécois envisagent l'achat de leur première propriété résidentielle au cours des deux prochaines années, la majorité prévoyant d'acheter dans les 12 à 24 prochains mois.
Invité à réagir, le courtier Jean-François Bérubé mentionne que 56 % des Québécois prévoient une mise de fonds d’au moins 20 %.
Les prix élevés à Sherbrooke et en Estrie (jusqu’à 600 000 $ pour un jumelé) rendent l’accès difficile, poussant la classe moyenne à s’appauvrir et les familles à aider financièrement.
«Actuellement, on voit la nouvelle génération qui est vraiment axée sur les économies, le désir de vouloir être propriétaire, on le sent. Maintenant, je pourrais quasiment dire que c'est devenu un privilège alors qu'il fut une époque quand même pas si lointaine. On pensait que c'était de l'acquis d'être propriétaire au Québec ou en Estrie.»
La crise actuelle est surtout liée au prix des logements, dit-il.
Jean-François, qu’on peut entendre lors de l’émission Les Dessous de l’immobilier sur les ondes du 107,7 Estrie, aborde la conformité des piscines qui devient aussi un enjeu pour les transactions immobilières.