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Nouveaux tarifs sur le bois de Trump

Autre coup dur pour l’industrie forestière de l’Estrie

Autre coup dur pour l’industrie forestière de l’Estrie
L'Estrie aujourd'hui / Cogeco Média

Les producteurs forestiers du sud du Québec et de l’Estrie encaissent un nouveau revers: Washington impose une taxe de 10% sur le bois canadien à compter du 14 octobre, une mesure qui touche particulièrement les exportateurs vers les États-Unis, principal marché pour plusieurs transformateurs régionaux.

En plus du bois d’œuvre, les armoires de cuisine et les meubles seront désormais frappés d’une surtaxe de 25%, augmentant la pression sur l’ensemble de la chaîne de production. Le président du Syndicat des producteurs forestiers du sud du Québec, André Roy, évoque une inquiétude croissante dans le secteur: «On pousse beaucoup sur cette industrie. Ce sont des tarifs qui rendent notre bois moins compétitif face, par exemple, au bois européen.»

Depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, les droits de douane sur le bois canadien sont passés de 14% à 45%, selon M. Roy. Une réalité qui commence à se faire sentir: «On observe une baisse de 15% de la production pour 2025 dans le bois d’œuvre résineux.»

Alors que 40% du bois produit dans le sud du Québec est exporté aux États-Unis, les effets varient selon les entreprises. Des transformateurs comme Bois de sciage Lafontaine à Weedon ou Lauzon à Papineauville, qui dépendent largement du marché américain, seront plus durement touchés que d'autres concentrés sur le marché canadien.

Pour l’instant, aucune perte d’emploi significative n’est signalée, mais le secteur demeure vulnérable. «Tant que les tribunaux internationaux ne se prononcent pas sur la légalité de ces tarifs, nos industriels paient la note», déplore M. Roy, qui craint une érosion de la rentabilité à long terme.

Et ce n’est peut-être qu’un début : Donald Trump a averti que tout pays sans accord commercial avec les États-Unis d’ici le 1er janvier 2026 pourrait faire face à d’autres sanctions tarifaires.

Enfin, M. Roy déplore aussi l’abandon du projet de réforme du régime forestier québécois, qui aurait permis, selon lui, de simplifier la réglementation municipale et de donner un coup de pouce à la gestion durable de la forêt privée.


Écoutez l'entrevue complète accordée à l'animateur Steve Roy.

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