Selon le rapport statistique canadien sur le cancer 2025, 42 % des Canadiens recevront un diagnostic de cancer au cours de leur vie, avec 254 800 nouveaux cas prévus en 2025.
On dénote principalement des cancers du poumon, du sein, de la prostate et de type colorectal, énumère le Dr Denis Soulières, hématologue-oncologue et porte-parole scientifique et médical de la Société canadienne du cancer.
Le rapport de cette année révèle un tournant important dans les progrès du Canada vers l’élimination du cancer du col de l’utérus, une évolution qui soulève des questions quant à la capacité du pays à atteindre son objectif d’élimination d’ici 2040.
Bien que la mortalité ait diminué à 22-22,5 %, l’arrêt de la baisse du cancer du col de l’utérus inquiète, en lien avec le dépistage VPH et la vaccination.
«Cette tendance continue de même a d'être retrouvée dans le même rapport. Donc, alors qu'il y a peut-être même encore seulement quinze ans, le taux de mortalité par cancer de toute personne qui a un cancer était d'environ 30 %. On est aux environs maintenant de 22 à 22,5 %. Donc, c'est certainement une amélioration qui témoigne du fait que probablement un certain nombre de cas sont diagnostiqués plus tôt, faisant en sorte qu'on peut offrir une cure dans un plus grand nombre, mais aussi une augmentation de la qualité des soins et des traitements qu'on est capable d'obtenir et d'administrer aux gens qui ont le cancer.»
Le tabagisme, en hausse chez les jeunes, reste un facteur clé du cancer du poumon, mais d’autres causes comme le radon et la génétique sont aussi évoquées, ajoute le Dr Soulières.
Écoutez l’entrevue accordée à l’animateur Jean-Sébastien Hammal.
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