Une étude analysant 25 pays de l’OCDE établit un lien entre une plus grande place du secteur privé dans le système de santé et des taux de mortalité plus élevés.
Le privé en santé peut affecter l’espérance de vie, la mortalité infantile et maternelle, indique Anne Plourde, chercheuse à l’Institut de recherche et d’information socio-économiques (IRIS).
Le Canada, avec son modèle mixte, affiche des résultats médiocres, dit-elle. L’augmentation du privé risque d’aggraver l’accès et la qualité des soins, note l’organisme à tendance progressiste.
«On a observé que les entreprises à but lucratif ou des centres pour personnes âgées à but lucratif vont avoir tendance à consacrer une moins grande part de leurs revenus aux services directs, aux patientes et aux patients. Et ça va finir par avoir un impact sur la qualité. C'est les hypothèses qu'on fait pour expliquer ce lien-là qu'on constate entre plus de privé en santé et plus de mortalité.»