Le débat sur la rémunération et les indemnités de départ des élus municipaux, notamment le cas de l’ancienne mairesse Évelyne Beaudin, prouve qu’on doit ajuster les règles à ce sujet.
C’est la réflexion que fait Raïs Kibonge, chef de Sherbrooke Citoyen.
L’indemnité de départ de 240 000 $ accordée à Mme Beaudin a suscité l’indignation et relancé la question de la législation encadrant ces montants.
Les anciens maires Steve Lussier et Bernard Sévigny avaient reçu respectivement 191 000 $ et 233 000 $.
«Le malaise vient surtout de la Loi. Parce que je veux dire aussi bien pour, comme Évelyne Beaudin, que pour l'ancien maire Lussier ou le maire Sévigny, c'était des montants qui tournent à peu près tout le temps autour des mêmes eaux. C'est plus la loi qui devrait être travaillée; comment est-ce qu'on calcule ça? C'est à ce niveau-là que je pense que le législateur pourrait travailler.»
Raïs Kibonge souligne l’importance d’une rémunération équitable pour favoriser la démocratie, éviter la corruption et permettre à tous d’accéder à la politique.
Il recommande une réforme provinciale pour uniformiser les barèmes salariaux selon le modèle du ministère de l’Éducation.
Écoutez l’entrevue accordée à l’animateur Jean-Sébastien Hammal.
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La chronique d’Hélène Gravel
240 000 $ pour Évelyne Beaudin: «Épouvantable!»