Il est possible de s’exprimer et de surmonter l’intimidation.
Une élève de sixième année de la région a obtenu une reconnaissance importante après avoir écrit un slam sur son expérience comme victime d’intimidation depuis son plus jeune âge.
Émy participera à une compétition de grande envergure afin de présenter son texte inspirant.
Les gestes d’intimidation à son endroit ont débuté en troisième année et se sont aggravés jusqu’en cinquième année,
Sur les ondes du 107,7 Estrie, elle a dit avoir cherché protection auprès de certains enseignants, mais en vain. C’est finalement le surveillant de son école qui lui est venu en aide.
«La professeure a dit: “je n'ai pas envie de gérer cette situation-là”», raconte Émy.
Émy a surmonté cette épreuve en écrivant un slam intitulé L’intimidation, une morale de vie.
Elle en a fait la lecture lors de l’émission Que l’Estrie se lève vendredi matin, provoquant plusieurs réactions émotives d’auditeurs.
«L'intimidation, c'est inattendu. L'intimidation, ça frappe en pleine face. Ça pince. C'est douloureux. Telle une tempête de grêle imprévue sur une marche. Ça fait mal, même très mal. Mais tu restes silencieux. Tu parles d'aller à l'école. Tu te caches pour pleurer dans les toilettes, au casier, dans ta chambre. L'intimidation. Une cicatrice invisible qui reste à vie. Tu aimerais lui dire que ça va mal, mais ta gorge est entourée de fils barbelés dont tu te tais. Tu portes un masque. Tu te dis que tout va bien. Tu souris, même si en réalité tu voudrais pleurer et crier. La morale, c'est que blesser les autres ne rendra jamais personne plus heureux, mais se demande si ça leur rapporte à eux. Eux qui prennent part à transformer en jeux. Jeux pour se défouler. Pourquoi se défouler en insultant, même en frappant au lieu de parler? Parler au lieu de rester silencieux? Il est temps de retirer les fils barbelés pour qu'on puisse à nouveau t'entendre parler.»
L'œuvre a inspiré d’autres élèves au Québec et jusqu’en France afin de briser le silence sur l’intimidation.