L'énergie éolienne au Québec est une filière en manque de planification et de transparence.
Selon Krystof Beaucaire, chercheur associé à l’IRIS, alors que le gouvernement de la CAQ prévoit accorder à l’éolien une place grandissante dans la production d’énergie au Québec, un rapport montre que le développement de cette filière est aux prises avec un important déficit démocratique.
En plus, ses retombées économiques sont modestes pour les municipalités qui accueillent ces projets.
Depuis 2013, les projets éoliens reposent sur des partenariats public-privé opaques, impliquant des investissements municipaux de 15 à 50 millions $, mais générant en moyenne seulement 3 % des budgets municipaux.
«Dans le cadre de la recherche, j'ai pu interviewer des maires et des mairesses qui ont été impliqués dans les processus de planification des projets éoliens dans leur région, et on m'a confirmé que certaines personnes avaient vécu de la pression de la part de leurs collègues élus et de la part aussi des promoteurs pour ne pas mettre au courant la population. Donc, ce qu'on remarque, c'est que c'est géré de manière très opaque. Il y a un manque de démocratie parce que la population n'est pas impliquée, où elle est impliquée quand le projet est finalisé.»
L'absence de cadre réglementaire et la faible implication citoyenne sont en cause, ajoute M. Beaucaire, invité sur les ondes du 107,7 Estrie.