Les patchs sur les vestes de cuir permettant d'identifier les groupes criminalisés pourraient être interdits, si le projet de loi P13, une initiative du ministre de la Sécurité publique, Ian Lafrenière, est adopté.
Simple mesure symbolique ou véritable outil de pression pour les policiers ? Est-ce nécessaire ? Et surtout, les motards qui s’affichent sont-ils vraiment dérangeants?
Écoutez Maria Mourani, criminologue et sociologue, au micro de Marie-Eve Tremblay ce mardi pour approfondir le sujet, faisant suite à son intervention dans le journal Le Soleil.
«Tout ce que ça va faire, c'est que ça va permettre aux policiers de donner des constats d'infraction à des individus dont les patchs sont criminalisés.C'est-à-dire qu'ils vont être capables de les approcher et de leur dire, enlève ta veste ou je te donne une contravention. Par contre, c'est vrai que ce n’est pas normal qu'on vive dans une société où la criminalité est glorifiée.»