Des Estriens privilégient les économies par rapport à l'achat québécois et le boycott américain, avec les prix de l'essence et l'inflation alimentaire galopante. Des commerces et producteurs locaux doivent donc adapter leurs prix et leur offre pour tenir compte de cette réalité.
Selon plusieurs experts, la famille québécoise devra débourser jusqu’à 995$ de plus pour se nourrir en 2026.
Maurice Doyon, professeur titulaire au Département d'économie agroalimentaire et sciences de la consommation à l'Université Laval remarque une tendance à l'essoufflement de l'achat québécois mais qui est difficilement chiffrable à moyen terme.
Les producteurs maraîchers sont aussi sous pression en raison des aléas météo et des prix importants des intrants, selon Patrice Léger-Bourgoin, même si les Québécois privilégient toujours la fraicheur et une agriculture dite durable. Selon plusieurs experts, les prix des légumes frais au Québec subiront une hausse de 3 % à 5 % sur l'ensemble de l'année 2026.
Le directeur de la Coopérative Alentour de Sherbrooke Benjamin Dumas explique de son côté que 80% de ses produits sont locaux et bien souvent bios, ce qui nécessite un ajustement sans toucher à son approvisionnement et sa politique d'achat.
Finalement, le copropriétaire de G-Économise (épicerie à bas prix) à Sherbrooke Marc Saint-Jean remarque un fort achalandage et doit parfois justifier pourquoi certains produits étrangers sont vendus à plus bas prix que des produits régionaux.