La relance de l'usine de Bestar à Lac-Mégantic, après une faillite retentissante, n’est pas chose facile, malgré l’aide gouvernementale annoncée lundi.
Il s’agit d’un processus extrêmement complexe de l'avis de Mario Aubé, président de la compagnie.
Il a relancé l'entreprise avec un groupe de gens d'affaires. L’aide de 3 millions $ de Québec a été annoncée par la première ministre Christine Fréchette.
L'Amérique du Nord fait toujours partie des marchés visés, notamment les États-Unis, ajoute M. Aubé, invité au micro du 107,7 Estrie.
«Les inventaires de matières premières étaient presque à zéro. Donc, c'est de signer des ententes avec les fournisseurs, entrer ces matières pour commencer la production. Mais ça fait. Ça nous a pris quelques semaines. Puis là, la semaine dernière, on avait une partie des employés qui ont été rappelés, puis hier, c'était vraiment notre cuisine qui est en fonction. Mais effectivement, il y a une certaine complexité rattachée à tout ça.»
Certains produits seront priorisés, d'autres pourraient être abandonnés pour ne pas s'éparpiller et un certain nombre d'employés ont quitté le navire.
Le fabricant avait annoncé sa fermeture, causée par l’inflation, la guerre commerciale et la concurrence de meubles en provenance d’Asie.