Le gouvernement provincial souhaite modifier les règles d’accès aux places subventionnées en garderie et en centre de la petite enfance (CPE) afin d’avantager les familles qui « vivent et travaillent au Québec de façon permanente ».
Selon les critères proposés, la priorité serait accordée aux citoyens canadiens, aux résidents permanents et aux travailleurs étrangers titulaires d’un permis de travail fermé. À l’inverse, les demandeurs d’asile, les travailleurs titulaires d’un permis ouvert et les étudiants étrangers se verraient attribuer les places restantes.
Écoutez Marjorie Peyric, coordonnatrice aux communications de Ma place au travail, un OBNL qui dénonce la pénurie de places en garderie, se pencher sur le sujet mercredi au micro de l’animateur Jean-Sébastien Hammal.
«On a un peu l'impression qu'on détourne l'attention du vrai problème: la pénurie de places subventionnées de qualité pour tous les enfants. Il y a encore plus de 30 000 enfants qui sont en attente d'une place au Québec. Et c'est sans compter ceux qui ont, par exemple, une place non subventionnée, qui attendent une place subventionnée. «Cette mesure là, elle ne crée pas de places.»