Le déraillement de 46 wagons à Repentigny a choqué tout le monde. Heureusement, aucune fuite, aucun incendie, ni aucun blessé n’ont été signalés.
On se penche maintenant sur la cohabitation entre de tels rails et les communautés avoisinantes. Ayant impacté plusieurs cours de résidents du secteur Le Gardeur, à Repentigny, le déraillement aurait-il pu être évité?
Écoutez à ce sujet François Beaulne, président de Sécurité Ferroviaire Rive-Sud, au micro de Catherine Brisson.
François Beaulne souligne la problématique qui prévaut.
«C'est une situation qui lève un drapeau rouge sur toute la problématique des trains qui traversent des zones habitées, surtout les trains qui transportent des marchandises.»
Il appelle à une modernisation de l’aménagement du territoire, des mesures de mitigation et une meilleure cohabitation entre développement économique et sécurité citoyenne.
«Dans plusieurs villes, notamment sur la Rive-Sud, la voie ferrée existait depuis la fin du XIXᵉ siècle et sa mission n'était pas de transporter des matières dangereuses. C'était de transporter des passagers, du charbon, du bois. Et c'est en réalité la mission de certaines de ces voies ferrées qui a changé et qui met en péril la vie des citoyens.»