L’Iran a déclaré samedi soir que le détroit d’Ormuz était à nouveau fermé jusqu’à nouvel ordre. Cette affirmation vient toutefois à l’encontre de celle des États-Unis, qui affirment qu’il est toujours possible d’y circuler.
Cette situation plonge donc la communauté internationale dans un climat de confusion concernant ce lieu de passage clé.
Écoutez François Larochelle, ancien diplomate canadien et fellow à l’Institut d’études internationales de Montréal à l’UQAM, en discuter dimanche, au micro de l’animateur Jean-François Baril.
«Beaucoup de propagande est en action. Il y a un débat entre ce que veulent faire les Iraniens, c'est-à-dire contrôler le passage, et les Américains, puis la communauté internationale, qui continuent d'affirmer que le passage doit être libre. Les Iraniens ont cet avantage de pouvoir, ou du moins de prétendre pouvoir, bloquer le détroit. Mais il n'y a pas beaucoup de pays qui souhaitent que les bateaux qui passent dans le détroit soient à la merci de ceux qui sont à Téhéran. Donc, s'ils jouent mal leurs cartes, ça pourrait se retourner contre eux à court et à moyen terme.»