De plus en plus d'acheteurs québécois acquièrent une propriété sans garantie légale, qui protège notamment les acheteurs contre les vices cachés découverts après l'achat.
Cette tendance inquiète des experts, comme le courtier immobilier Marc Lefrançois, de Royal LePage, qui a rappelé, lors d'une entrevue au micro du 98.5, qu'environ 40 % des transactions immobilières au Québec se concluent désormais sans garantie légale.
Écoutez Me Aurélie Gagnon, vulgarisatrice juridique, discuter de la garantie légale et de ses objectifs, jeudi, au micro de l'animatrice Valérie Beaudoin.
«La garantie de qualité, c'est ce qui protège contre les vices cachés. Donc, si on s'aperçoit qu'il y a de la moisissure toxique, des termites qui ont affecté la structure, on a un recours contre les vendeurs dans un délai de trois ans, à partir de la découverte du vice caché. C'est vraiment le nœud de la garantie légale. Sans ça le vendeur est protégé des éventuelles poursuites de l'acheteur concernant de possibles vices cachés.»
Une bonne inspection peut toutefois limiter certains risques si des acheteurs sont prêts à signer une entente sans garantie légale.
Othmane Benouattaf, alias Inspecteur Inspecto, discute ensuite de ce moyen qui permet d'éviter des réparations majeures pouvant représenter des dizaines de milliers de dollars, notamment lorsqu'elles touchent les fondations ou la structure du bâtiment.
«L'important, c'est toujours de faire l'inspection préachat. On n'est pas capable de voir les vices cachés, mais on est capables de les prévenir. Donc c'est sûr que si tu achètes sans garantie ou garantie légale, une bonne inspection, ça peut vraiment te protéger.»
Othmane Benouattaf discute ensuite des moyens de bien choisir son inspecteur.