Alors que le Canada mène des négociations commerciales à Washington, le gouvernement de Mark Carney devra faire certaines concessions, notamment dans les secteurs de l'aluminium, du bois d'œuvre et des produits laitiers, face à la puissance économique américaine.
Dans sa chronique, l'analyste politique Guillaume Lavoie rappelle le contexte entourant ces négociations, notamment sur le jeu de pouvoir entre les deux pays et les secteurs les plus susceptibles d'être touchés par des concessions du gouvernement fédéral canadien.
Écoutez l'analyse de l'expert en la politique américaine, Guillaume Lavoie, samedi, au micro de l'animateur Jean-François Baril.
«Il y a un rapport de force. Évidemment, leur économie aux États-Unis, c'est dix fois l'économie canadienne. Alors, c'est sûr qu'en termes de taille, on ne négocie pas d'égal à égal. Cette semaine encore, il y avait dans le Wall Street Journal, qui est quand même pas un journal de gauche qui disait le bois de construction, le fameux deux par quatre augmente beaucoup. Alors, à un moment donné, il y a une pression qui tombe sur l'économie américaine. Les chiffres de l'emploi viennent de sortir aux États-Unis, qui sont très mauvais. Alors, il y a des gens qui veulent régler aussi du côté américain. Mais là de quoi il est question dans la négo et quelles seraient les concessions?»