Au Québec, le nombre d'élèves en situation de bris de scolarité a grimpé en flèche, passant de 1 500 à plus de 4 000 entre 2021 et 2026 selon les dernières données gouvernementales, révèle mercredi une enquête de Radio-Canada.
Ce phénomène, qui consiste à exclure des jeunes d'un cadre normal d'enseignement, touche principalement des élèves présentant des troubles graves du comportement, des troubles du spectre de l'autisme ou d'autres difficultés d'apprentissage.
Écoutez Élodie Marion, professeure à la Faculté des sciences de l'éducation de l'Université de Montréal, faire le point, mercredi, au micro de l'animateur Gino Chouinard.
«Cette exclusion n'amène pas de solution ou de soutien éducatif. Puis ça entraine des conséquences encore plus négatives à court, moyen et long terme pour ces jeunes. Il y a les régressions de comportements, la perte de motivation, des retards dans les apprentissages. Ça renforce aussi, des fois, des comportements qu'on ne voulait pas.»