«On peut presque dire que c'est écrit dans le ciel.»
Nicole Gibeault, juge à la retraite, n’a pas été surprise d’apprendre que Marcel Blanchette, l’un des meurtriers d’Isabelle Bolduc assassinée à Sherbrooke en 1996, s’est vu refuser des sorties sans escorte par la Commission des libérations conditionnelles.
On évoque des raisons, comme la gravité des délits, les échecs antérieurs et un réseau de soutien limité.
«Le principe ou le critère qui est extrêmement important en matière de libération conditionnelle, parce que veut, veut pas, on a un pays démocratique, oui, la réhabilitation, on y croit, Mais à quel prix? Parce que souvent, les gens ont dit bon ben maintenant il y a eu une sentence il y a juste dix ans, 25 ans. Non, c'est une sentence à vie. Mais on donne le privilège de demander de possiblement demander quelques libérations au début, avec escorte, etc.»
Invitée lors de l’émission Que l’Estrie se lève, Mme Gibeault souligne la difficulté pour les proches de revivre le drame à chaque demande de libération et évoque un cas similaire, celui de Guy Turcotte, dont la libération conditionnelle a aussi été refusée, illustrant la complexité d’équilibrer sécurité publique et réhabilitation.