Frédéric Verreault, vice-président des affaires corporatives chez Chantiers Chibougamau, a publié une lettre ouverte dans La Presse: il y dénonce le traitement réservé aux travailleurs étrangers temporaires.
Il déplore que quinze employés qualifiés et bien intégrés de son usine ont récemment été contraints de cesser de travailler et de rester chez eux en raison de retards et de lourdeurs administratives dans le renouvellement de leurs permis de travail entre les gouvernements provincial et fédéral.
Écoutez le expliquer le tout, jeudi après-midi à La commission.
Il réfute fermement l'idée selon laquelle les entreprises régionales ont recours à ces travailleurs comme une main-d'œuvre à bon marché (cheap labor), précisant que ces employés occupent des postes syndiqués, gagnent des salaires compétitifs et contribuent à la vitalité économique et démographique des régions éloignées comme Chibougamau.
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«Ce monde-là, dans toutes nos usines, ils sont syndiqués [...] c'est des gens qui gagnent dignement, fièrement leur vie, qui font un travail qui est absolument essentiel et qui soutiennent la vitalité de nos régions.»