Les régions du Québec, telles que Côte-Nord et Gaspésie, se sentent délaissées durant la présente campagne électorale. On y remarque peu de visites de chefs de parti et d'engagements spécifiques.
Évelyne Beaudin, ancienne mairesse de Sherbrooke, critique la centralisation du Québec, l'absence de vision en développement régional et la multiplication des programmes d’aide.
Elle déplore aussi l'abolition des instances de gouvernance régionale, appelant à une véritable autonomie financière et décisionnelle pour les municipalités.
Dans un Québec devenu un pays, est-ce que les régions obtiendront une certaine autonomie ? demande la souverainiste, invitée lors de l’émission Que l’Estrie se lève.
«On va aider les villes pour les infrastructures, on va s'attaquer à l'enjeu de l'itinérance, puis à l'enjeu du logement, qui sont des enjeux qui ont été mis de l'avant par le monde municipal. Mais, après ça, de donner du pouvoir véritablement, de donner de l'autonomie financière ou les gens décident vraiment tout ça? En tout cas, je n'ai pas entendu ça. Je n'ai pas vu ça. C'est vrai que là, j'ai l'impression que la responsabilité est beaucoup plus grande. Pour ceux qui veulent changer le système. Ceux qui veulent aller vers un Québec indépendant. On va faire quoi? Est-ce que l'Estrie va devenir l'État de l'Estrie?»
Écoutez l’entrevue accordée à l’animateur Jean-Sébastien Hammal.