Les violences faites aux femmes sont en augmentation au Québec et ce fléau devient l’un des sujets importants de la campagne électorale.
Le chef du Parti conservateur Éric Duhaime a proposé d’augmenter la sécurité des femmes victimes en imposant le port du bracelet anti-rapprochement aux personnes accusées de violence conjugale, même avant un verdict de culpabilité.
La mise en place d’une telle mesure serait complexe, puisqu’elle ne prend pas en compte la présomption d’innocence.
Ces dispositifs sont-ils vraiment efficaces dans tous les cas ?
Écoutez Maude Fortier, criminologue reconnue comme témoin expert à la Cour du Québec, lundi, au micro de Marie-Eve Tremblay.
Elle explique que si ce dispositif a fait ses preuves, il ne peut pas protéger les femmes dans toutes les situations.
«Le harcèlement ne se fait pas nécessairement en se rendant physiquement proche d'une personne [...] ça peut se faire via Internet par exemple, sur différentes messageries automatiques. Dans un cas de harcèlement comme celui-là, ça ne protège pas la victime de recevoir des messages de harcèlement ou des menaces.»