Il y a des crises qui font les manchettes tous les jours… et d’autres qui finissent presque par disparaître de notre radar. C’est le cas avec la crise à Cuba.
Pourtant, la situation continue de se détériorer.
Écoutez à ce sujet François Audet, directeur de l’Institut d’études internationales de Montréal, fondateur-directeur général de l’Observatoire canadien sur les crises et l’action humanitaires et professeur titulaire à l’UQAM.
François Audet décrit la crise humanitaire à Cuba marquée par des pénuries de nourriture, médicaments, carburant, et pannes d'électricité.
«Malheureusement, la situation continue de se dégrader. C'est multifactoriel. Ce n'est pas seulement à cause des États-Unis. Ceux qui y ont été le savent, c'est un pays qui avait des enjeux d'infrastructures importants et le pays n'a jamais réussi à avoir un système de production énergétique suffisamment solide, même dans les belles années.»
L'embargo américain sur le pétrole, la corruption gouvernementale et l'effondrement du tourisme aggravent la pauvreté, la migration et la détérioration des infrastructures, affectant 3,5 millions de Cubains, tandis que la pression politique américaine, influencée par la diaspora de Miami, accentue la souffrance de la population.