Steven Leblanc revient de loin.
Cet ancien itinérant partage son parcours marqué par une enfance difficile (toxicomanie, criminalité familiale, décès de sa mère, DPJ, centres d’accueil), la rue, la toxicomanie et la survie.
L’homme aux nombreux tatous aborde sa consommation de drogue lorsqu'il était dans la rue et son intention de s’enlever la vie.
«Tout le long que j'étais itinérant, je rêvais juste de mourir. C'était, je vais faire une overdose parce que je n'avais pas le courage de m'enlever la vie moi-même. Je me suis dit: “Un moment donné, genre je vais buzzer, je vais augmenter ma consommation parce qu'elle va m'amener à la mort”. Mais j'ai frôlé la mort quatre fois en huit mois. Puis la mort ne voulait pas de moi. »
Il souligne l’importance de l’encadrement, de centres d’hébergement adaptés et d’un accompagnement concret pour sortir de l’itinérance, phénomène en hausse à Sherbrooke et ailleurs.
Aujourd’hui barbier, il se veut ambassadeur des sans-abris et formateur en travail social.
Au micro du 107,7 Estrie, Steven incarne l’espoir et encourage à se prioriser pour s’en sortir, illustrant la nécessité d’un soutien humain et structurel face à la crise de l’itinérance au Québec.