Le mode de scrutin uninominal majoritaire à un tour au Québec a provoqué une sous-représentation de partis.
Par exemple, la CAQ (12 % des votes, 0 siège) et les conservateurs (15 % en 2022, 0 siège) ont été victimes d’un déficit de représentation.
Jean-François Daoust, professeur à l'Université de Sherbrooke, explique le mode proportionnel mixte, utilisé en Allemagne et Écosse, qui combine stabilité et représentativité,
Il souligne que le choix du système dépend de la priorité donnée à la stabilité gouvernementale ou à la représentativité des partis à l’Assemblée nationale.
«Il y a toutes sortes de modalités possibles, mais, avec les 47 sièges dans mon exemple fictif, les 47 sièges de région seraient utilisés. La CAQ aurait reçu quelques sièges régionaux pour venir compenser la disproportion et donc aurait obtenu quelques sièges. C'est comme ça que ça fonctionnerait. Il y aurait deux votes.»
Écoutez l’entrevue accordée à l’animateur Jeff Boudreault et à l’animatrice Valérie St-Jean.