Des appels non urgents provenant des RPA et des CHSLD surchargent de plus ne plus les ambulanciers paramédicaux.
Il s’agit souvent de situations banales, comme une culotte d’incontinence à changer ou une chute sans blessure, confirme Samuel Côté, président du Syndicat des paramédics de l'Estrie.
Le phénomène ralentit la réponse aux vraies urgences, dit-il, invité lors de l’émission Que l’Estrie se lève.
M. Côté souligne aussi l'absence de pouvoir de refus et l'effet domino sur les urgences des hôpitaux de Magog et du CHUS de Fleurimont.
«On n'a pas les pouvoirs de refuser des appels ou de refuser de transporter des gens. Ça fait qu'il y a de l'abus. Et les résidences de personnes âgées en profitent. Et vu que c'est gratuit pour les 65 ans et plus. Donc, on appelle ça du dumping. C'est l'exemple concret.»
Il remarque aussi un effet négatif sur la motivation des ambulanciers paramédicaux, aggravé par une convention collective échue depuis trois ans et demi et une grève d'un an et demi.