Face aux promesses électorales visant à redonner aux CLSC leur rôle de principale porte d'entrée du réseau de santé québécois, quel est leur avenir?
Une étude sur la relance des centres locaux de services communautaires a été publiée par l'Institut de recherche et d'information socioéconomiques (IRIS) : les chercheurs y proposent un plan d'investissement de 6,8 milliards de dollars par année.
Selon Anne Plourde, chercheuse à l'IRIS, ces sommes permettraient d'accorder plus de ressources à la prévention et à la première ligne, ce qui générerait des économies d'échelle significatives en désengorgeant les urgences et les services spécialisés de deuxième et troisième lignes.
Écoutez Anne Plourde, chercheuse à l'Institut de recherche et d’informations socioéconomiques, expliquer le tout, mercredi midi à La commission.
«Les CLSC devraient être en mesure de répondre à 80% des besoins de la population. En première ligne, c'est ce qu'on devrait être capable de faire. Mais on investit actuellement à peine 24% des fonds dans les dépenses de programmes, dans les services.»