La mort tragique d'Isaac Larivée, un cycliste de 18 ans happé mortellement par un fuyard à bord d'un véhicule volé à Ahuntsic-Cartierville, soulève de vives interrogations sur les interventions policières en milieu urbain.
Alors que le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) scrute les agissements de la Sûreté du Québec, l’ex-policier Roger Ferland rappelle l'extrême complexité de ces décisions.
Selon lui, bien que les poursuites soient formellement encadrées et quasi proscrites en véhicule banalisé, les agents doivent conserver une marge de manœuvre pour tenter des interceptions face à des infractions criminelles graves.
Écoutez Roger Ferland, policier à la retraite, en discuter lundi au micro de Nathalie Normandeau et Luc Ferrandez.
«Si c'est le cas, qu’un policier voit ça, puis qu'il ne ferme pas les yeux, puis qui décide d'intervenir, ben là, il tombe avec plusieurs critères à considérer parce qu'il va faire usage de son véhicule pour intercepter, un emploi de la force, puis l'évaluation du risque.»