Alors que bien des parents de l'Estrie sont sur une liste d'attente pour une place dans un camp de jour, plusieurs villes sont à compléter le recrutement de leurs animateurs pour l'été.
Selon Eric Beauchemin de l'Association des camps du Québec, la situation en Estrie est favorable à une augmentation du volume de places dans les camps alors qu'il y a actuellement bien souvent, des listes d'attente. Les gestionnaires doivent donc être prudents dans la planification des places et des effectifs, parce qu'il y a aussi un enjeu quant à la disponibilité des locaux, en certains endroits.
A Sherbrooke, il manquerait moins d'une dizaine d'animateurs alors qu'un phénomène grandit: celui des postulants qui passent toutes les étapes, se font embaucher mais se désistent à la dernière minute.
Chez Loisirs Acti-Familles entre autres, la directrice Rachel Quirion explique que le taux de rétention des animateurs est de 70%. Cette année, l'offre de services est moins aussi axée vers les camps de spécialité et l'on axe beaucoup sur la valorisation des animateurs.
A Magog, par exemple, les ressources humaines se sont tournées vers des enseignants ou diplômés qui sont en vacances pour compléter les équipes.
A Stoke, ou l'on craignait pour la saison de camp, les embauches nécessaires ont été faites dans les dernières semaines mais les travailleurs sont parfois plus jeunes et doivent recevoir plus de formation.