La preuve est close au procès de Samuel Ducharme, accusé d'agression sexuelle alors que les avocats feront leurs plaidoiries par écrit, devant tenir compte de deux versions complètement opposées.
Tout au long d'un contre-interrogatoire serré, l’ex-porte-parole du Service de police de Sherbrooke Samuel Ducharme, a avoué qu'il n’a jamais demandé de consentement verbal à la plaignante.
La veille, il témoignait du fait que l'ambiance de la soirée du 19 aout 2021 était au flirt, que les regards en disaient long, que les deux chantaient même sur des chansons.
Lorsqu'il a été interrogé comme quoi il aurait tâté et massé la nuque de la plaignante, il a déclaré que le non-verbal laissait croire qu’elle trouvait cela agréable.
Une constellation d'événements
Selon le policier Ducharme, ce serait une "constellation d'événements" et non pas une seule action qui ont fait en sorte que le flirt s'est installé graduellement, sans préciser le moment déclencheur.
Lorsqu'il est interpellé sur le refus de la plaignante de l'embrasser et son inconfort, l'homme affirme qu'elle aurait refusé de le faire "parce qu'elle était en couple et ne voulait pas faire de peine à son conjoint plutôt que par manque d'envie".
Samuel Ducharme a aussi dû se défendre sur le fait qu'il s'est rendu au Complexe Sportif Thibault GM (dans les heures suivant l'événement) pour visionner les images de caméras de surveillance, répliquant qu'en aucun cas, il a voulu compromettre l'enquête.
Rappelons que c'est là qu'une partie de l’agression alléguée s’y serait déroulée.
Finalement, les plaidoiries se feront par écrit parce que l'avocate de la défense a eu un problème d'enregistrement des témoignages.
C'est dire que la défense devra remettre sa plaidoirie écrite le 29 mai, la Couronne le fera le 9 juin et le juge devrait prendre l'affaire en délibéré, le 16 juin.