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«Combien pour un stade de baseball? Le niaisage, ça va faire»

«Combien pour un stade de baseball? Le niaisage, ça va faire»

Patrick Lagacé aime le baseball. Depuis le départ des Expos de Montréal il y a maintenant 15 ans, il est allé voir des matchs à New York, à Washington et à Boston.

« Un match de baseball à la tombée du jour, dans un centre-ville ou pas loin, en mangeant un hot-dog, c’est une expérience aussi sportive que culturelle. Bref, j’aime le baseball. Ce que j’aime moins, c’est me faire prendre pour une nouille. »

Dans son édito de vendredi, Patrick Lagacé a noté à quel point le promoteur du retour du baseball à Montréal, Stephen Bronfman, a souligné à maintes reprises, jeudi, que le futur de stade des Expos serait vert, écologique, « mais ce qu’on ne sait toujours pas cependant, c’est combien couterait un stade au trésor public. Là-dessus, nos élus municipaux, nos élus provinciaux et Monsieur Bronfman… si je devais décrire leur conduite par une couleur, ce ne serait pas vert. Ce serait noir. Comme dans : on nous garde dans le noir.

« Combien on perd, collectivement, si on cède le terrain, plutôt que de le développer autrement, sans stade, par des développements immobiliers traditionnels. Combien la ville va devoir payer pour relier le stade aux infrastructures municipales? Est-ce que le stade va payer des taxes municipales? Partout en Amérique du Nord, les pouvoirs publics font la split et des triples saltos arrière pour plaire au sport professionnel afin de construire des stades pour les équipes de baseball, de football, de hockey, de basket, de soccer.

« Congé de taxes, subventions directes et indirectes : partout, en Amérique du Nord, les élus subissent des pressions pour donner de l’argent du public à des industries sportives qui sont milliardaires. Et souvent, les élus acceptent. »

Selon le magazine Forbes, les revenus du baseball majeur ont atteint 10 milliards $ US en 2018. Les Phillies de Philadelphie, pour leur part, ont accordé un contrat de 330 millions $ pour 13 ans à Bryce Harper.

« Tant mieux pour Monsieur Harper, mais dans un monde juste, une industrie qui donne 330 millions $ à l’un de ses salariés devrait avoir les moyens de se payer des stades sans l’aide des payeurs de taxes. La vraie question, c’est la suivante : combien le trésor public montréalais et québécois va accepter de payer pour attirer le baseball à Montréal? Je comprends Stephen Bronfman de ne pas être tout à fait transparent là-dessus.

« Mais le premier ministre François Legault et la mairesse Valérie Plante devraient cesser de nous garder dans le noir là-dessus et répondre à la question très simple : Combien pour un stade de baseball? Le niaisage, ça va faire ».

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