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«Si j’étais Louis Robert, je poursuivrais le ministre Lamontagne en diffamation» - Luc Lavoie

«Si j’étais Louis Robert, je poursuivrais le ministre Lamontagne en diffamation» - Luc LavoiePhoto: archives La Presse canadienne
Le ministre de l’Agriculture, André Lamontagne

Au nom du gouvernement du Québec, le premier ministre François Legault a offert des excuses vendredi à Louis Hébert, agronome du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec. Ce dernier a été congédié pour avoir dénoncé l’ingérence d’intérêts privés dans les recherches publiques sur les pesticides. Ces excuses sont loin d'être suffisantes, selon notre chroniqueur politique Luc Lavoie.

«Jeudi, le ministre de l’Agriculture a carrément refusé de s’excuser. Pourtant, il a commis une faute énorme. D’ailleurs, les avocats de M. Robert, qui n’accorde pas d’entrevue, sont possiblement assis avec des gens du Conseil du Trésor pour essayer en quelque sorte de mettre fin à tout ça. Si j’étais Louis Robert, je poursuivrais le ministre Lamontagne en diffamation. [...] La responsabilité ministérielle n'est pas sans signification. Si je mets dans la bouche ce que mon sous-ministre m'a dit d'affirmer, je dois l'assumer...»

Louis Robert avait en effet dénoncé dans les médias l’influence de l’industrie des pesticides au sein des milieux de la recherche.

Le ministre de l’Agriculture, André Lamontagne, avait pour sa part refusé de présenter de telles excuses ou de reconnaître quelque responsabilité que ce soit, hier. Or, il a fait volte-face à son tour aujourd’hui en faisant acte de contrition en Chambre, à la suite de son chef.  

Un rapport de la Protectrice du citoyen concluait, jeudi, que le ministère de l’Environnement n’avait pas respecté la loi sur les lanceurs d’alerte et avait largué M. Robert, en divulguant notamment son identité.

Vendredi, M. Legaut a néanmoins réitéré sa confiance en son ministre de l’Agriculture. Selon lui, ce n’était pas la responsabilité de son ministre d’aller voir si des mesures administratives étaient suivies.

(Avec l’aide d’un article de La Presse canadienne) 

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