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L'Impact: un club bourré de leaders

L'Impact: un club bourré de leadersPhoto AP

L’Impact a beau ne pas jouer du soccer très excitant, mais contre vents et marées, le club a trouvé le moyen de passer avec succès à travers le pire de la tempête du début de saison.

D’ailleurs, l’Impact est installé au troisième rang de son association, même s’il n’a disputé que quatre matchs à domicile, le plus souvent, sans son meilleur joueur, sans compter toutes sortes de problèmes de logistique.

Comment l’Impact a réalisé ce petit exploit? La réponse est assez simple : ce club de soccer est bourré de joueurs professionnels, et surtout, de leaders.

La longévité de Bush

Commençons avec le gardien Evan Bush. Il n’a personne de la formation actuelle qui a disputé plus de matchs que Bush. Surtout si on ajoute les matchs en NASL. Bush est tranquillement devenu un des grands leaders de cette équipe. C’est d’ailleurs lui qui représente les joueurs auprès de leur association.

Il n’est pas rare de le voir au centre du vestiaire, lors des vidéos partagés par l’équipe, lancer le message de motivation au début du match. C’est un gentilhomme qui est devenu très respecté par ses coéquipiers. Il ne se gêne pas pour dire sa façon de penser et s’exprime de façon intelligente et réfléchie. D’ailleurs, il apprend présentement le français pour pouvoir mieux communiquer avec ses coéquipiers. 

L'effort de Piette

Samuel Piette est un autre jeune leader dans cette équipe. D’ailleurs, Rémi Garde lui a donné le brassard de capitaine en l’absence d’Ignacio Piatti. Garde a déjà dit qu’il le verrait succéder à Piatti dans ce rôle.

Garde lui donne toutes les minutes qu’il est capable de prendre. Il donne toujours l’exemple donnant tout ce qu’il a de lui-même sur le terrain. Piette, comme Bush, représente très bien la ville, son club et ses coéquipiers. En ce sens, il a très bien su remplacer un Patrice Bernier qui occupait avait panache ce rôle avant lui.

Diallo: le général

On ne savait pas trop à quoi s’attendre de Zakaria Diallo, lui qui revenait d’une importante blessure en 2018. Mais finalement, il est devenu le nouveau général de la défensive de l’Impact. Pour jouer sa position, un joueur doit avoir la graine d’un leader. Sagna avait justement dit de lui, après seulement un match, qu’il était possiblement le meilleur défenseur central de la MLS.

En parlant de Sagna, il joue lui aussi le rôle de grand frère dans son équipe. Ayant passé par les plus grandes ligues au monde, dont le Premier League en Angleterre, Sagna n’est pas intimidé par quiconque dans la MLS. Même s’il n’est plus jeune, jeune, le fait qu’il ait pris Zachary Brault-Guillard sous son aile permet au Québécois d’apprendre aux côtés d’un des meilleurs à sa position. Sagna a un effet calmant sur ses jeunes coéquipiers.

Les prouesses de Piatti

Ignacio Piatti n’est pas le plus vocal, mais il parle par ses prouesses sur le terrain. En tant que capitaine, son désir de gagner est contagieux. Comme on dit souvent, tel va Piatti, tel va l’Impact. Il est capable de transporter son équipe sur ses épaules. Il rend tout le monde autour de lui meilleur.

D’autres comme Jukka Raitala et Daniel Lovitz ne font pas trop de bruit, mais ont gagné le respect des autres en faisant un travail solide, mais discret. Lovitz, qui fait maintenant partie de l’équipe nationale des États-Unis semble avoir pris de la confiance et de la maturité. Il dit tout haut ce que les autres ne se permettent pas de dire trop fort. Il devient lui aussi rapidement un jeune leader dans ce groupe.

Maxi Urruti n’est peut-être pas aussi performant qu’on l’aurait espéré, mais c’est un pro. Il travaille très fort lors des matchs, mais aussi lors des entrainements. Il donne l’exemple. Un peu comme Piette, il montre le chemin aux autres. Comment se comporter en professionnel et ne pas seulement penser à soi-même.

La mentalité de Garde

Et finalement l’entraineur, Rémi Garde. C’est lui qui a inculqué dans la tête de ses joueurs, depuis le tout début, qu’il fallait avoir une mentalité de fer. Qu’il fallait prendre une mauvaise situation et s’en servir de motivation. Et il a bien réussi, ses joueurs ont acheté cela. Tout le monde tire dans la même direction ce navire. Il y a eu très peu de discorde dans ce groupe jusqu’à maintenant cette saison.

Non seulement il fallait leur vendre cette idée, mais il fallait aussi leur faire réellement croire qu’ils étaient capables de se battre contre n’importe qui. Et même après la gifle de 7-1 à Kansas City, jamais avons-nous senti cette confiance ébranlée. Il fallait le faire! Faire croire à ce groupe qu’ils étaient aptes à le faire.

D’ailleurs, cela a commencé dès le camp d’entrainement, où l’Impact n’avait subi aucune défaite. On a senti que la mentalité s’installait. Et depuis le début de la saison régulière, chaque fois que le club a été défait, il a toujours trouvé le moyen de rebondir dans le match suivant. Ça, c’est le signe d’un groupe solide mentalement qui reconnait l’importance de ne pas connaitre de séquences de défaites.

Avec autant de leaders dans l’équipe, le reste du groupe n’a pas le choix de suivre. Et contrairement à l’an dernier, tous les joueurs ont un rôle à jouer dans l’équipe et Garde s’assure de leur rappeler qu’ils ont bel et bien leur place dans l’effectif.

C’est avec l’effort de tous que le club arrivera à s’en sortir, chose qu’il fait bien depuis le début de cette saison.

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