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Respect!

Respect!

Peu importe la discipline, personne n’aime voir les officiels influencer l’issue d’une épreuve sportive.

Depuis le début des séries éliminatoires, par exemple, le travail des arbitres de la Ligue nationale de hockey fait l’objet de vives critiques, autant auprès des amateurs que des joueurs. Les officiels, eux, se retrouvent dans la pire des situations : s’ils appliquent les règles avec un peu de souplesse, on leur reproche leur laxisme; s’ils sont sévères, on leur reproche leur intransigeance. « A lose-lose situation », comme disent les Anglo-Saxons. Quoiqu’ils fassent, ils sont pointés du doigt.

Dans l’univers du sport professionnel, la Formule 1 a longtemps été dans le camp des « laxistes », justement. Ce qui se passait sur l’asphalte restait l’affaire des pilotes et les officiels intervenaient rarement dans le déroulement des courses. C’était même exceptionnel. Depuis quelques années cependant, la F1 a pris un virage répressif qui transforme les circuits en garderies : un environnement hyper-contrôlé dans lequel les pilotes sont traités comme des enfants. Déplorable.

La F1, on le sait, a été vendue en 2017 à un conglomérat américain, Liberty Media, qui l’a fait entrer au XXIe siècle. Ce changement de gouvernance a été, on ne le dira jamais assez, une bouffée d’air frais pour la discipline-reine du sport automobile mais il reste encore certains aspects à améliorer. Parmi eux, l’interventionnisme des commissaires qui, encore une fois, n’a fait que des mécontents à Montréal. Parmi eux, Vettel, l’écurie Ferrari et leurs nombreux partisans, on s’en doute; mais aussi Lewis Hamilton, qui n’était pas particulièrement heureux de cette victoire sans gloire.

Vettel et Hamilton se vouent un énorme respect, c’est l’évidence même. Bien sûr, il y a parfois des étincelles, mais ces deux pilotes totalisent, rappelons-le, neuf championnats à eux seuls - quatre pour l’Allemand et cinq pour le Britannique, bien parti pour en récolter un sixième en 2019. Ce respect, mutuel et bien réel, rehausse également l’image de la F1, entachée par la toxique rivalité Prost-Senna au tournant des années 90 et l’ensemble de l’œuvre de Michael Schumacher, quelques années plus tard.

Même Vettel, sans jamais cacher sa colère, a réussi à la manifester avec un parfait dosage d’élégance et d’irrévérence. Quand il a déplacé les panneaux 1 et 2 devant sa Ferrari et la Mercedes de Hamilton, c’était un peu baveux mais pas trop. Juste assez pour montrer un petit côté bad ass, qu’on ne lui connaît pas. L’homme est fier et il a du caractère – il en faut pour porter la combinaison rouge de la Scuderia, souvent très pesante.

Cela dit, permettez-moi quand même d’exprimer un petit doute : si les rôles avaient été inversés, Vettel aurait-il été aussi magnanime que l’a été Hamilton à son égard? On jase…

Stroll enfin convaincant

Un autre qui a gagné du respect, tant de ses pairs que des amateurs, c’est Lance Stroll. Lui aussi porte l’image de fils-à-papa comme une croix : la presse spécialisée européenne n’est pas tendre avec lui; certains pilotes non plus (à micro fermé, bien entendu). Même dans les médias québécois, où on a été plus qu’indulgent avec le jeune homme, on commençait à s’impatienter. Or, la meilleure façon de faire taire la critique, c’est de briller par ses résultats et c’est exactement ce que le pilote montréalais a fait – devant son public, en plus !

Pourtant, le week-end ne s’annonçait pas très bien : une première séance d’essais libres laborieuse, un bris de moteur et une séance de qualifications décevante (une autre). En course, on a vu le Lance Stroll qu’on attend depuis deux ans, celui qui avait montré quelques signes de brillance lors de sa première saison, en 2017 : ses premiers points à Montréal, son premier podium à Bakou et sa qualification en première ligne – sous la pluie ! – à Monza. Depuis, plus rien…

Oublions la saison 2018 : Lance Stroll avait au moins l’excuse de conduire un tracteur, Williams ayant accouché de la pire monoplace de sa longue histoire. Mais cette année, on attendait plus, beaucoup plus; et surtout, après six courses, on attendait toujours…

À Montréal, le pilote de 20 ans a enfin disputé une course inspirée : parti de la 17e place, il lui a fallu moins de 20 tours pour se retrouver huitième. Incisif, il a aussi parfaitement géré ses pneus. Bref, une course parfaite, avec les deux points de la 9e place à la clé.

Il ne lui reste plus qu’à se montrer aussi agressif en qualifications. S’il partait du milieu plutôt que du fond de la grille, il pourrait viser le Top 6. Reste à voir si le Grand Prix du Canada 2019 sonnera son réveil, comme ce fut le cas au même endroit deux ans plus tôt.

À suivre.

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