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La Première ligue canadienne, une solution pour l'Impact?

La Première ligue canadienne, une solution pour l'Impact?Le joueur de l'Impact Samuel Piette (98.5 Sports)

Lorsqu’on regarde les chiffres et les statistiques entourant la crise du coronavirus, il semble assez clair que s’il y a un pays entre le Canada et les États-Unis qui s’en sortira plus rapidement que l’autre, ça risque d’être ici.

Tel que je l’ai mentionné la semaine dernière, il n’est pas impossible que la Ligue canadienne de football (LCF) et la Première ligue canadienne de soccer (CPL) puissent poursuivre leur saison cet été. Même si les frontières sont fermées, les joueurs professionnels étrangers pourraient obtenir des autorisations spéciales pour revenir au pays - ils seraient évidemment testés et mis en isolement au préalable- et les activités pourraient ensuite reprendre.

Mais tel n’est pas le cas en MLS.

Même si le commissaire Don Garber expliquait il y a deux jours seulement que son but était toujours de jouer une saison complète, il semble de plus en plus irréaliste de penser que cela puisse arriver. Les États-Unis ne sont qu’aux premiers balbutiements de la crise, et déjà leur courbe de progression est monstrueuse. En quelques jours seulement, ils sont passés au premier rang des pays ayant été le plus infectés.

Il est vrai de dire que tout n’est pas perdu. Si les choses se replacent d’ici trois ou quatre mois, une saison automnale écourtée ne serait pas hors de question, mais encore là, on parle de projections lointaines.

Les clubs canadiens de la MLS en CPL?

Avec l’optique que la CPL risque de reprendre ses activités avant la MLS, ne serait-il pas intéressant pour les trois clubs canadiens - l’Impact, le Toronto FC et les Whitecaps de Vancouver - d’envisager jouer dans la ligue toute canadienne cet été?

On parle ici d’un scénario des plus complexes, mais qui mérite une réflexion. Premièrement, la CPL aurait-elle un intérêt pour dépanner les trois clubs MLS canadiens? Il faudrait complètement refaire le calendrier du circuit qui avait déjà été dévoilé.

Mais avant de procéder, Soccer Canada devrait aussi donner son aval pour que cette situation exceptionnelle puisse être acceptée. Non seulement cela, mais il faudrait aussi que la MLS elle-même l’accepte.

De la façon dont parle présentement le commissaire, il ne semble pas du tout être prêt à ce type de compromis, lui qui parle toujours de ‘saison complète’ pour son circuit.

Un argument massif

Même si la MLS éventuellement reprend ses activités, les frontières auront-elles rouvert leurs portes? Les déplacements d’équipes du Canada aux États-Unis risquent de toujours être très compliqués. Si on permettait, seulement pour la saison 2020, aux trois clubs canadiens de jouer au Canada, ceci éviterait à la MLS cet énorme casse-tête. Il serait clairement plus simple pour la MLS de relancer ses activités, sachant qu'aucune de ses équipes américaines n'avait à traverser les frontières.

Et si les trois clubs canadiens ne se penchaient pas sur cette possibilité, et que d’ici la fin de l’été les activités reprenaient en MLS, mais à cause des frontières fermées, la MLS était obligée d’exclure les clubs canadiens de son championnat? Ce serait une perte sur toute la ligne pour les trois clubs d'ici. Mais disons-le, Garber pourrait ne pas avoir le dernier mot dans ce dossier advenant ce type de scénario.

Il serait donc important pour Montréal, Toronto et Vancouver d’au moins réfléchir à cette possibilité et commencer à travailler sur ce plan de contingence.

Si tout va bien, le championnat canadien pourrait aussi avoir lieu, étant donné que la Coupe des voyageurs n’inclut que des clubs d’ici.

Bien sûr que si les trois clubs canadiens de la MLS participaient au championnat de la CPL, il faudrait mettre sur table des règlements spécifiques pour rendre la compétition équitable. Par exemple, on pourrait demander aux clubs de la MLS d’avoir, en tout temps, au moins cinq joueurs canadiens sur le terrain.

Ceci forcerait surement aux équipes de mettre quelques autres joueurs locaux sous contrat pour combler les règles, ce qui ne serait pas une mauvaise chose comme telle.

Ce serait une solution temporaire, et pas idéale, mais mieux que rien. Encore faut-il que tout le monde mette de l’eau dans son vin pour que ce scénario peu probable puisse se réaliser.

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