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Grand Prix de Styrie | Retour à la normale

Grand Prix de Styrie | Retour à la normale

J’aurais pu titrer « Scène 1 prise 2 à Spielberg » : deux courses en autant de semaines sur le même circuit, c’était du jamais vu dans l’histoire de la Formule 1. À circonstances exceptionnelles, événements exceptionnels.

Les choses sont cependant revenues à la normale pour ce Grand Prix d’Autriche rebaptisé Grand Prix de Styrie : Lewis Hamilton a rappelé à tout le monde qu’il était encore l’homme à battre et la Scuderia Ferrari a, une nouvelle fois, donné raison aux petits malins qui la surnomment la « Screwderia ».

Red Bull, de son côté, a sauvé les meubles avec le podium de Verstappen et la quatrième place d’Albon, mais ces deux week-ends à domicile pour l’écurie autrichienne constituent néanmoins une déception. On visait au moins une victoire et c’est Mercedes qui a gagné les deux épreuves. Valtteri Bottas a d’ailleurs connu un séjour autrichien fructueux puisqu’il trône au sommet du classement, six petits points devant son tout-puissant coéquipier.

Ce dernier a remis les pendules à l’heure après ses erreurs de la semaine précédente, en étant tout simplement impérial – aux essais comme en course. Rebondir après une contre-performance, c’est la marque des Grands. Dans son cas, la question n’est plus de savoir s’il battra le record de victoires de Michael Schumacher, mais quand il le battra. Il ne lui en manque que six pour égaler le Baron rouge.

Lutte à trois en milieu de peloton

Ce qui nous amène à parler des Racing Point, qui ont encore une fois montré leur potentiel. L’écurie canadienne en était une de milieu de peloton, capable de grapiller des points à chaque course. Autrement dit, l’objectif réaliste était de terminer entre la 6e et la 10e place.

Cette saison, Racing Point peut viser le podium. Tout comme McLaren. C’est, du moins, ce que laissent croire les deux premières courses. Et Renault n’est pas trop loin derrière, comme l’ont rappelé Ocon et Ricciardo ce week-end. Ne faites surtout pas l’erreur de sous-estimer cette paire de pilotes : l’Australien est une valeur sûre, il ne faut pas l’oublier, et son jeune coéquipier, brillant sous le déluge pendant les qualifs, était parti pour connaître une superbe course avant que des ennuis mécaniques en décident autrement.

McLaren peut aussi compter sur un solide duo de pilotes avec Lando Norris (3e et 5e à Spielberg, 3e au championnat), qui garde le meilleur pour les derniers tours, et Carlos Sainz, totalement éclipsé par son jeune coéquipier mais néanmoins solide le dimanche précédent.

Du côté de Racing Point, nous avons deux pilotes qui ont des choses à prouver. Laminé – le mot n’est pas trop fort – par l’expérimenté Sergio Perez la saison dernière, Lance Stroll en est déjà à sa quatrième saison de F1 et s’il veut faire taire ses dénigreurs qui le traitent de fils-à-papa, il doit absolument se hisser au niveau de son coéquipier. Or, ce dernier est gonflé à bloc parce que sa monture n’a jamais été aussi bonne et si tous connaissent sa régularité, il doit maintenant montrer qu’il a l’étoffe pour piloter dans une écurie de pointe.

Racing Point se retrouve donc avec deux pilotes qui doivent hausser leur niveau d’un autre cran – et même de plusieurs dans le cas de fiston Stroll. Encore dominé par Perez lors du week-end précédent, il en a cependant surpris plusieurs par son agressivité en fin de course. Avec, à la clé, une septième place, tout juste derrière Perez. Dans les derniers tours, les deux se sont mutuellement tirés vers le haut, ce qui augure très bien pour le reste de la saison. N’oublions pas qu’à cinq tours de la fin, Daniel Ricciardo occupait la 5e place, devant eux et Norris. Il a finalement terminé 8e après s’être fait manger tout cru par ce trio survolté. Lance Stroll avait le couteau entre les dents et seule la mauvaise foi empêchera ses détracteurs de l’admettre.

Tout ça serait bien prometteur pour le prochain Grand Prix, en Hongrie, si ce n’était de l’Hungaroring, un des pires circuits (sinon le pire) de la F1. À moins qu’il pleuve, ce sera ennuyant, aussi bien vous faire à l’idée tout de suite. C’est cependant un tracé qui convient bien aux Red Bull, qui doivent absolument sauter sur l’occasion pour empêcher Mercedes et ses deux pilotes de prendre le large.

L’autre bonne raison d’écouter cette course sera de voir comment, cette fois, Ferrari va réussir à se saboter. Qui aura une crampe au cerveau cette fois, Leclerc ou Vettel ?

Les paris sont ouverts.

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